Nostalgique un samedi soir_Musique et poésie

Vers les docks, où le poids et l’ennui
Me courbent le dos
Ils arrivent, le ventre alourdi de fruits,
Les bateaux

Ils viennent du bout du monde
Apportant avec eux des idées vagabondes
Aux reflets de ciel bleu, de mirages
Traînant un parfum poivré
De pays inconnus
Et d’éternels étés,
Où l’on vit presque nu,
Sur les plages

Moi qui n’ai connu, toute ma vie,
Que le ciel du nord
J’aimerais débarbouiller ce gris
En virant de bord

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Dans les bars, à la tombée du jour,
Avec les marins
Quand on parle de filles et d’amour,
Un verre à la main

Je perds la notion des choses
Et soudain ma pensée m’enlève et me dépose
Un merveilleux été, sur la grève
Où je vois, tendant les bras,
L’amour qui, comme un fou, court au devant de moi
Et je me pends au cou de mon rêve

Quand les bars ferment, et que les marins
Rejoignent leurs bords
Moi je rêve encore jusqu’au matin,
Debout sur le port

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau jour, sur un raffiot craquant
De la coque au pont
Pour partir, je travaillerai dans
La soute à charbon

Prenant la route qui mène
A mes rêves d’enfant, sur des îles lointaines,
Où rien n’est important que de vivre
Où les filles alanguies
Vous ravissent le coeur en tressant, m’a-t-on dit
De ces colliers de fleurs qui enivrent

Je fuirai, laissant là mon passé,
Sans aucun remords
Sans bagage et le coeur libéré,
En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

Un beau matin, je sais que je m’éveillerai,
Différemment de tous les autres jours,
Et mon coeur délivré enfin de notre amour
Et pourtant.. Et pourtant..

Sans un remords, sans un regret, je partirai
Loin devant moi, sans espoir de retour
Loin des yeux, loin du coeur,
J’oublierai pour toujours
Et ton corps, et tes bras, et ta voix,
Mon amour

Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..

J’arracherai, sans une larme, sans un cri
Les liens secrets qui déchirent ma peau
Me libérant de toi pour trouver le repos
Et pourtant.. Et pourtant..

Je marcherais vers d’autres cieux, d’autres pays
En oubliant ta cruelle froideur
Les mains pleines d’amour,
J’offrirai au bonheur
Et les jours, et les nuits, et la vie
De mon coeur

Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..

Il faudra bien que je retrouve ma raison
Mon insouciance, et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi
Et pourtant.. Et pourtant..

Dans d’autres bras, quand j’oublierai jusqu’à ton nom
Quand je pourrai repenser l’avenir
Tu (ne) deviendras pour moi
Qu’un lointain souvenir
Quand mon mal, et ma peur et mes pleurs
Vont finir

Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Pourtant, pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..
Pourtant, je n’aime que toi
Et pourtant..

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