Picatura de poezie

blessures
(Anatoly Orlovsky)

mes veines tremblent
de désir plus
rouge
que leur sang
charrié sans air
ni bleu
respirable

mes veines hurlent
de désir pour
leur Christ Sauveur
le couteau

qu’il délivre
ce sang trop
lourd
à sa fiancée
la terre
morte

d’attendre

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